Brigitte Giraud

Brigitte Giraud, née en 1960 en Algérie et ayant grandi dans la banlieue lyonnaise, a d’abord orienté ses études vers l’anglais et l’allemand avant d’entamer une carrière en tant que traductrice dans l’industrie. Elle a par la suite exercé des fonctions variées, devenant libraire, journaliste, critique littéraire et programmatrice de festivals. En 1997, elle publie son premier roman, La Chambre des parents, chez Fayard, qui se voit récompensé par le prix des étudiants. Elle poursuit sa carrière avec d’autres romans et récits chez Stock, ainsi que de nombreuses nouvelles publiées dans divers périodiques. En 2007, elle reçoit le prix Goncourt de la nouvelle pour son recueil L’amour est très surestimé, suivi par le prix du jury Giono pour Une année étrangère en 2009.

De 2010 à 2016, elle dirige la collection « La forêt » aux éditions Stock, où elle fait découvrir des auteurs tels que Fabio Viscogliosi et Dominique A. En 2014, elle est honorée du titre d’Officier de l’ordre des Arts et des Lettres pour son apport à la littérature.

Le 3 novembre 2022, Brigitte Giraud est couronnée du prix Goncourt pour son roman Vivre vite (Flammarion, 2022), devenant ainsi la treizième femme à obtenir cette distinction depuis sa création en 1903. Vivre vite explore les événements inattendus ayant mené à la mort de son mari, Claude Giraud, dans un tragique accident de moto en 1999, alors qu’il n’avait que 41 ans. À travers une enquête délicate et sociétale, émane une profonde pudeur dans ses mots : « Je reviens sur la litanie des si qui m’a obsédée pendant toutes ces années et qui a fait de mon existence une réalité au conditionnel passé ». Ce récit sobre, soigneusement élaboré, a nécessité plus de vingt ans d’écriture. Il fait écho à un récit précédemment publié en 2001 chez Stock, À Présent, dans lequel elle évoquait les premiers jours de son deuil, une œuvre qui lui valut une mention spéciale du prix Wepler.

Ses livres, traduits dans une quinzaine de langues, continuent de toucher un large public. Son roman Pas d’inquiétude (2011) a été adapté en téléfilm en 2014, sous la direction de Thierry Binisti, avec Isabelle Carré et Grégory Fitoussi dans les rôles principaux. De plus, Nous serons des héros (2015) a été présenté lors d’une lecture mise en scène par le comédien Hippolyte Girardot et le musicien Bastien Lallemant.

(d’après Bibliothèque Nationnale de France)

Nos textes sources

d’après Éditions Stock:
https://www.editions-stock.fr/livre/l-amour-est-tres-surestime-9782234059252/

L’amour est très surestimé, 2007
Descriptif:

Onze voix, onze personnages racontent la fin de l’amour.

Comment tout cela est-il arrivé ? Agacements, baisers distraits, affrontements, histoires ratées avant d’avoir commencé, c’est le couple mis à nu, sans les artifices de la fiction. Le couple déchiré et meurtri, quand l’autre n’est plus désiré ou qu’il ne nous désire plus. Quand la conversation amoureuse fait place au monologue et aux reproches. On ne se supporte plus, on ne rêve plus ensemble, on va se séparer. On va parler aux enfants. Ou bien on pense rattraper le temps perdu et on se tait pour éviter le naufrage. La fin de l’amour c’est aussi la disparition de l’être aimé à qui l’on parle seul dans le noir et sans lequel on ne sait plus où est sa place.

Ces histoires nous sont familières, nous y retrouvons nos petits arrangements, nos déceptions, notre violence aussi. C’est la vie ordinaire des hommes et des femmes qui tentent, depuis des siècles, l’aventure de l’amour.


d’après Éditions Stock:
https://www.editions-stock.fr/livre/avoir-un-corps-9782234074804/

Avoir un corps, 2013
Descriptif:

 « Des vêtements à peine écartés, des ventres et des reins maladroitement caressés. Des intentions plus que des actes. On donne, on offre, on laisse à l’autre le soin de prendre, de saisir, de posséder. Mais l’autre est dans le trouble de la conquête, avec le trop-plein de lumière qui éclaire la chambre. Il est difficile d’accéder au secret en plein jour. Alors les yeux se ferment, les doigts s’agrippent et les cuisses s’extraient des pantalons. Il cherche, soulève, accélère. Je veux bien, veux tout, ne résiste pas. »

Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.


d’après Éditions Flammarion :
https://editions.flammarion.com/vivre-vite/9782080207340                               

Vivre vite, 2022
Descriptif:

« J’ai été aimantée par cette double mission impossible. Acheter la maison et retrouver les armes cachées. C’était inespéré et je n’ai pas flairé l’engrenage qui allait faire basculer notre existence.
Parce que la maison est au coeur de ce qui a provoqué l’accident. »

En un récit tendu qui agit comme un véritable compte à rebours, Brigitte Giraud tente de comprendre ce qui a conduit à l’accident de moto qui a coûté la vie à son mari le 22 juin 1999. Vingt ans après, elle fait pour ainsi dire le tour du propriétaire et sonde une dernière fois les questions restées sans réponse. Hasard, destin, coïncidences ? Elle revient sur ces journées qui s’étaient emballées en une suite de dérèglements imprévisibles jusqu’à produire l’inéluctable. À ce point électrisé par la perspective du déménagement, à ce point pressé de commencer les travaux de rénovation, le couple en avait oublié que vivre était dangereux.
Brigitte Giraud mène l’enquête et met en scène la vie de Claude, et la leur, miraculeusement ranimées.